Où se situe le 7ème continent : Le gyre du Pacifique Nord ?

ou se situe le 7eme continent
Sommaire

Océan en alerte

  • Localisation gyre : il s’agit d’une vaste zone diffuse entre Hawaï et le Japon, changeante selon vents et saisons.
  • Méthodes de mesure : elles varient beaucoup (filets, satellites, modèles) et expliquent des estimations discordantes selon périmètres.
  • Impacts et solutions : microplastiques dominent en nombre, gros objets pèsent en masse; prévention et nettoyages ciblés restent essentiels pour limiter pollution en mer.

Une matinée sur une plage d’Hawaï révèle des fragments plastiques cachés sous les algues et les coquillages. La vision choque parce que l’océan paraît infini et propre, mais ces morceaux rappellent que les déchets dérivent loin des côtes. Ce contraste invite à mieux comprendre où se concentrent ces déchets, comment les chercheurs mesurent ces concentrations et pourquoi les estimations divergent autant d’une étude à l’autre. L’objectif de cet article est d’expliquer clairement l’emplacement général du gyre du Pacifique Nord, les méthodes de mesure, la nature des déchets et les actions possibles pour réduire le problème.

Le gyre du Pacifique Nord : localisation et nature diffuse

Le Great Pacific Garbage Patch (GPGP) se situe au centre du gyre subtropical du Pacifique Nord, une vaste zone de circulation océanique comprise grossièrement entre Hawaï et la côte ouest des États-Unis, s’étendant vers l’ouest jusqu’aux environs du Japon selon les limites considérées. Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas d’une île solide de plastique mais d’une zone diffuse où les courants accumulent des débris, tant en surface que dans la colonne d’eau et sur le fond. Les débris se concentrent en fonction des vents, des saisons, des tempêtes et des événements exceptionnels comme les typhons, rendant la « carte » du gyre très variable dans le temps.

Coordonnées et repères

Pour donner un repère visuel, les données et les cartographies présentent souvent le cœur des accumulations autour de latitudes proches de 30°N, et des longitudes centrées approximativement vers le milieu de l’océan Pacifique Nord. Ces coordonnées sont indicatives : le gyre couvre une vaste zone dont les limites exactes dépendent de la définition choisie (par exemple seuil de densité plastique retenu). Cette caractéristique explique pourquoi les médias peuvent parler d’un « patch » localisé alors que la réalité est celle d’une nappe très étendue et variable.

Estimation de la surface et disparités méthodologiques

Les estimations de surface et de masse varient fortement selon les études. Par exemple, l’étude dirigée par Marcus Eriksen et d’autres, puis la synthèse de Lebreton et al. (2018) ont produit des chiffres couramment cités : Lebreton et al. estiment environ 1,6 million de km² pour la zone la plus dense selon certains critères, tandis qu’une autre analyse intégrant plus largement des transects et données satellites a donné des estimations plus élevées, de l’ordre de plusieurs millions de km². Ces écarts proviennent principalement des différences dans les méthodes : certains travaux mesurent la concentration à la surface à l’aide de filets de surface (manta trawl), d’autres extrapolent à partir de modèles de transport qui intègrent apports fluviaux, vents et courants, et d’autres encore utilisent l’observation satellite pour repérer objets plus volumineux.

Méthodes de mesure détaillées

Les méthodes principales comprennent les transects de surface (filets ou dispositifs de capture pour échantillons), les prélèvements de la colonne d’eau, l’analyse des plages et derivas côtières, la télédétection par satellite pour objets flottants visibles, et la modélisation des trajectoires des déchets à partir des données océanographiques. Chaque méthode a des limites : les filets ne capturent pas les microplastiques inférieurs à une maille donnée, les satellites ne voient que les macros objets flottants, et les modèles dépendent de la qualité des entrées (vents, courants, sources). La combinaison de plusieurs approches permet d’obtenir une image plus complète mais rend la synthèse complexe.

Composition des débris : microplastiques vs macro-déchets

En nombre, les microplastiques (fragments de moins de 5 mm, fibres, microbilles) dominent largement les comptages, tandis qu’en masse, les objets plus gros (filets fantômes, emballages, pièces d’équipement) peuvent représenter une part significative. Les macro-déchets sont facilement visibles et ont des effets immédiats (enchevêtrement d’oiseaux, tortues et poissons), tandis que les microplastiques sont plus insidieux : ils sont ingérés par une grande variété d’organismes, peuvent concentrer des polluants et entrer dans la chaîne alimentaire. La fragmentation continue des objets plus grands nourrit donc durablement la présence de microplastiques.

Impacts écologiques et sanitaires

Les impacts sont multiples : nuisances mécaniques (enchevêtrement, obstruction digestive), effets toxiques liés aux additifs plastiques ou aux polluants adsorbés, et perturbation des habitats. Certaines espèces utilisent les débris comme support de colonisation et peuvent être déplacées hors de leur aire naturelle. Les conséquences pour la santé humaine sont encore étudiées ; on sait que des microplastiques sont présents dans les produits de la mer consommés, mais l’ampleur des risques sanitaires reste à préciser.

Actions de nettoyage, limitations et prévention

Des initiatives comme The Ocean Cleanup développent des barrières flottantes pour collecter les macro-déchets, tandis que des expéditions universitaires se concentrent sur la quantification et l’étude des microplastiques. Ces interventions sont utiles mais limitées : elles ciblent souvent la fraction flottante et visible et coûtent cher à mettre en œuvre à grande échelle. La prévention (réduction des plastiques à usage unique, gestion efficace des déchets terrestres, filtrage des eaux usées, responsabilité industrielle) est essentielle pour réduire l’apport continu de plastique dans l’océan.

Recommandations pour l’éducation et l’action locale

Pour les écoles et collectivités, des actions concrètes sont efficaces : organiser des nettoyages de plage pour sensibiliser, enseigner la réduction et le tri des déchets, mener des mini-études de transects sur des plages locales, et nouer des partenariats avec des ONG pour projets pédagogiques. Ces activités permettent d’illustrer la différence entre macro et microplastiques, d’expliquer les méthodes de mesure et d’engager les jeunes dans des solutions pratiques.

En conclusion, le Great Pacific Garbage Patch est une zone vaste et dynamique d’accumulation de déchets plastiques, difficile à délimiter précisément. Les estimations de surface et de masse varient selon les méthodes et les périmètres considérés. Comprendre ces différences méthodologiques, la composition des déchets et les limites des actions de nettoyage est indispensable pour concevoir des réponses efficaces : la prévention à la source, combinée à une recherche rigoureuse et à des interventions ciblées, reste la voie la plus réaliste pour limiter cette pollution à long terme.

Doutes et réponses

Où se trouve le septième continent ?

Ah, ce fameux 7e continent, il n’est pas une île mais un vortex, situé entre Hawaï et le Japon, au niveau du Gyre du Pacifique Nord. On l’imagine flottant comme un tapis sale, il couvre 3,43 millions de km², l’équivalent de six fois la France ou d’un tiers de l’Europe. Pas très profond en moyenne, environ dix mètres, parfois trente mètres dans les creux. Ça fait froid dans le dos, et pourtant c’est tangible, visible à l’échelle des oiseaux ou des courants. On peut agir, en ramassant, en changeant des gestes, un sac à la fois et partager ces efforts.

Quels sont les 7 continents du monde ?

Classiquement on compte sept continents, Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Antarctique, Asie, Europe, Océanie. Selon la définition, ça bouge, certains parlent de cinq par convention, d’autres de trois au sens strict, avec l’Amérique regroupée et l’Eufrasie. C’est un peu comme débattre qui prend la dernière carotte bio au marché, inutilement sérieux et un peu drôle. L’important n’est pas l’étiquette mais de comprendre les territoires, leur biodiversité, leurs enjeux, et d’agir localement, avec des gestes, du partage, du respect. On apprend, on ajuste, et on fait mieux chaque jour. Petit geste, grande fierté, souvent une discussion qui finit ensemble.

Quelle est la taille du 7ème continent ?

Quand on parle de taille, le 7ème continent surprend, on l’estime à environ 1,6 million de km², trois fois la France métropolitaine. Imagine un carré gigantesque fait de débris plastiques, flottant et s’étalant, difficile à saisir en promenade matinale. Ça donne le vertige, et une envie de faire quelque chose, même petit. Pour moi, c’est devenu une obsession douce, genre ramasser une bouteille ici, une gourde en vrac là, convaincre les voisins du marché. L’idée n’est pas de sauver le monde en solo, mais d’accumuler des gestes, des alliances, un peu chaque jour, et célébrer chaque progrès, minuscule, avec fierté.

C’est quoi le septième continent un jour une question ?

Le septième continent, c’est ce vortex de déchets qui flotte et nous renvoie nos habitudes en pleine figure, parfois comique, souvent triste. Chaque année, 460 millions de tonnes de plastique neuf sont fabriquées, l’équivalent du poids de l’humanité, incroyable et flippant. Pire, 81% des objets plastiques achetés finissent à la poubelle en moins d’un an. En y pensant, on a tous des ratés, moi le premier, mais ça pousse à bricoler, à choisir le vrac, à refuser la paille. On peut inventer des gestes simples, organiser des collectes, ou juste parler, histoire de réveiller les voisins, et agir ensemble maintenant.

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Isabelle Martinez

Passionnée par l'écologie et les modes de vie durables, Isabelle Martinez met son expertise au service d’un quotidien plus respectueux de l’environnement. Elle explore des astuces pratiques et des idées créatives pour rendre la beauté, la mode, la cuisine, la maison, les loisirs, la santé, et le bien-être plus écoresponsables. Son blog s’adresse à celles et ceux qui veulent allier élégance et engagement, en adoptant des gestes simples pour un avenir meilleur.