| Patrick Criqui | Jean-Marc Jancovici | Jean Jouzel | Alain Karsenty |
Une bonne nouvelle vient de l’Australie, qui en s’engageant vers la ratification de Kyoto, isole un peu plus l’Administration Américaine. Cela dit, la position des Etats-Unis est un enjeu majeur des deux prochaines années. Certains candidats à la présidentielle ont déjà pris position sur le réchauffement climatique, comme Hillary Clinton qui vise des réductions de 80% en 2050. Il faut que les Etats-unis, comme le Canada s’inscrivent, dans les négociations, sur la voie du facteur 4, pour donner un signal clair au reste du monde. Il faut donc trouver un niveau de réduction des émissions pour les Etats-Unis qui corresponde à cet objectif.
Même si les pays industrialisés ramenait leurs émissions à zéro en 2050, les pays en développement, et principalement les grands émergents devront réduire fortement leurs émissions. Il faut donc inventer des formes de participations qui leur permettent à ces pays de limiter leurs émissions sans remettre en cause leur développement. Cela peut notamment passer par le développement d’approches sectorielles.
La lutte contre le changement climatique rend nécessaire la mobilisation de tous les outils à notre disposition pour réduire les émissions. Pour les industriels, le système des quotas est pertinent et mérite d’être amélioré. Pour les citoyens, et ce qu’on appelle les émissions diffuses, principalement dans le domaine des transports et du bâtiment on peut mettre en place plusieurs dispositifs, allant des outils fiscaux à l’attribution de crédits individuels. Cela devra se faire selon le critère de l’efficacité, en fonction de la culture politique propre à chaque pays.