Notre génération doit anticiper et amortir un double choc.
D’une part, pétrole, gaz naturel et charbon sont les premiers responsables d’une concentration croissante de gaz carbonique dans l’atmosphère, aggravant un effet de serre qui menace de bouleverser le climat et l’habitabilité de la Terre ; d’autre part, ces combustibles fossiles vont progressivement se raréfier, compromettant le développement économique et les niveaux de vie qui lui sont attachés.
Les énergies fossiles ont pris une part tellement prépondérante dans les activités humaines qu’il apparaît impossible de leur substituer, à volume |
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équivalent, des ressources alternatives. Aucune offre nouvelle d’énergie n’est susceptible de répondre quantitativement à la demande de consommation si celle-ci reste en l’état, quelques soient par ailleurs les progrès accomplis en matière d’efficacité énergétique.
La conclusion s’impose donc : si nous voulons éviter la catastrophe climatique et ne pas épuiser totalement les combustibles fossiles, il n’y a pas d’autre solution que de réduire massivement la consommation énergétique globale.
Pour ce faire, nous proposons d’introduire une taxe progressive et permanente sur le pétrole, le gaz et le charbon (voir notre proposition n° 2) tout |
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en recourant à un plan ambitieux d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.
Si nous ne planifions pas une action volontaire et négociée de diminution de la demande énergétique, nous nous exposons avant la fin du siècle
à une brutale diminution de notre consommation et donc à une régulation par la pénurie.
à un risque climatique majeur. A ceux qui considèrent que la gestion d’une baisse de la consommation énergétique s’avèrerait antisociale, faut-il rappeler que rien ne serait plus inéquitable que le chaos que nous risquons?
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