D’un côté, notre système économique engloutit massivement des ressources naturelles non renouvelables. De l’autre, il rejette sans vergogne gaz à effet de serre et déchets. 80% des produits fabriqués en France ne donnent lieu qu’à un seul usage. Parallèlement, les risques de pénuries, de pollutions et de déstabilisation générale s’accumulent.
Il s’agit donc de s’orienter vers une «économie circulaire» dont l’ambition ne soit plus de produire pour produire mais de réduire les flux de matière et d’énergie.
En produisant exclusivement des biens ou des déchets recyclables, réutilisables, réparables, valorisables ou biodégradables. |
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En transformant les déchets en ressources et les matières utilisées en matières premières.
En changeant les procédés de fabrication en fonction de leur impact écologique.
En mettant en réseau et en mutualisant les unités de productions.
En fabriquant des biens durables plutôt que jetables, c’est toute la logique économique qui change.
Cette nouvelle organisation des modes de fabrication se trouvera renforcée par la mise en place d’une «économie de fonctionnalité». Celle-ci consiste à remplacer la vente d’un produit (bien ou service) par la vente ou la location de |
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son usage (par exemple une entreprise peut louer l’utilisation d’une photocopieuse au lieu de l’acheter).
Cette double mutation obligera à des reconversions vers des productions économes en matières premières et en énergie ainsi qu’à des innovations dans la conception des produits. Elle ne casse pas pour autant l’outil industriel puisqu’elle propose une autre façon de produire et de consommer. Elle est également favorable à l’emploi. Ainsi, par exemple, de multiples emplois locaux devront être créés pour entretenir le système de maintenance, de réparation et de récupération.
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