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Au regard de 7 enjeux écologiques majeurs d’une commune, un guide pour prendre conscience des défis à relever, connaître les leviers d’action du maire, découvrir des “bonnes” pratiques et mobiliser les candidat(e)s aux élections municipales tout en s’impliquant dans la vie locale. A utiliser sans modération avant, pendant et après les élections municipales !

1-Pourquoi ce guide ? 2-Comment agir ? 3-Défis à relever et leviers d'action
4-Stratégie et outils
pour les maires
5-Les 7 enjeux majeurs d'une commune 6-Pour aller plus loin

Pour aller plus loin, retrouvez dans cet espace les liens avec l’actualité, l’espace vidéo des experts, les relais médias, lire et découvrir, votre avis et le forum.

Vous sont proposés ici des points d’actualité en liaison avec les thèmes abordés dans le Guide de l’éco-électeur.

Guide pratique. Un livret d'accueil pour les élus des parcs naturels régionaux - Localtis.info, 07/04/08

La Fédération des parcs naturels régionaux vient d'éditer un livret d'accueil à l'attention des élus des syndicats mixtes des parcs, et plus particulièrement des nouveaux élus municipaux. "Bienvenue dans la culture parc" - c'est son titre - leur fournit les clés et les repères nécessaires pour les aider à se familiariser avec l'univers des parcs et faire face à leurs engagements sur ces territoires. Pour tout savoir sur l'histoire des parcs, comprendre les droits et devoirs de la Charte du Parc, le rôle des collectivités territoriales et l'implication des multiples acteurs du territoire pour mettre en oeuvre son projet, etc. Le livret fournit aussi des renseignements pratiques sur les outils d'échanges et les plateformes communes mis en place pour travailler en réseau, les publications ou les sites internet à consulter.
>Télécharger la brochure "Bienvenue dans la culture parc"

>En savoir plus

Interpellation des maires : passez à l'eau ! - Alternatives Economiques, 20/03/08, Claire Alet Ringenbach

« Madame, monsieur le Maire, et si après le champagne, vous passiez à l’eau ? ». La Coalition eau lance cet appel à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau le 22 mars. Rassemblant 22 ONG françaises (Eau vive, France libertés, Gret, etc.) depuis 2007, la Coalition profite de ce rendez-vous international pour inciter les nouveaux élus à s’engager sur trois dossiers. « Le maire doit assurer à tous un accès à l'eau potable à un prix abordable.(...) Par exemple, en initiant une réflexion sur la tarification et l'affectation de l'argent de l'eau », proposent les ONG. Une enquête menée dans 19 grandes villes françaises par l'UFC-Que choisir en novembre 2007 révélait en effet que le prix facturé au consommateur n'était « raisonnable » que dans trois villes : Clermont-Ferrand, Annecy et Chambéry, l'écart entre le prix de l'eau pour le consommateur et le prix de revient pour l'opérateur (*) y oscillait entre 10 % et 15 %. A l'autre bout du spectre, les marges atteignaient 40 % dans quatre villes (Lyon, Toulouse, Reims et Montpellier) ; elles dépassaient même les 50 % dans trois cas : le syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif), la presqu'île de Gennevilliers et Marseille.
En second lieu, la Coalition eau s'inquiète de la pollution de l'eau et demande aux maires d'accélérer la protection des zones de captage polluées. Dans un dossier « Les pesticides dans les eaux - données 2005 », l'Institut français de l'environnement (Ifen) note la présence de pesticides sur 91 % des points de mesure des cours d'eau et dans 55 % des points de mesure des eaux souterraines (2).
Au-delà de la France, les ONG se préoccupent de l'accès à l'eau dans les pays pauvres. D'après le Rapport mondial sur le développement 2006 du Pnud, 56 % seulement de la population subsaharienne a un accès régulier à des points d'eau aménagés. Ces difficultés d'accès à l'eau potable sont à l'origine de nombreuses maladies : on estime que 5 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à l'eau (diarrhées, dysenterie, etc.).
Or les Nations-unies dénoncent une baisse de l'aide internationale dans le secteur de l'eau. Une aide qui est pourtant encouragée par une législation votée en France en janvier 2005 : la loi Oudin permet aux communes, aux intercommunalités et aux agences de l'eau de financer sur le budget des services publics de l'eau et de l'assainissement des actions de coopération décentralisée, c'est-à-dire des programmes d'aide d'urgence ou de développement liés à l'eau dans des pays du Sud. Aujourd'hui, les six agences de l'eau mobilisent annuellement 5 millions d'euros et environ 250 communes et intercommunalités versent 10 millions d'euros à des projets dans le secteur de l'eau au Sud. Toutes les grosses collectivités (Paris, Lyon, Nantes, Lille, etc.) sont impliquées, exceptée Marseille.
Les nouvelles équipes municipales ont déjà été interpellées par l'association Action contre la faim, soutenue par l'Agence française de l'eau le 19 mars avec le slogan « Urgence eau, ma ville est-elle sur la bonne voie ? ». A Paris et dans 13 villes de province, l'ONG, qui a mené 59 projets dans le secteur de l'eau dans les pays du Sud en 2007, avaient organisé plusieurs manifestations pour demander une application plus large de la loi Oudin. Pierre-Marie Grondin, directeur du Programme solidarité eau (PS-Eau), qui rassemble des ONG, des collectivités et des distributeurs d'eau, estime que « Le potentiel qui pourrait être mobilisé dans le cadre de la loi Oudin est de 120 millions d'euros ».

Notes
(1) L’écart en % entre le prix de vente de l'eau et son prix de revient technique pour l'opérateur constitue le taux de marge.
(2) 62 % des volumes d’eau prélevés et destinés à l’eau potable proviennent des eaux souterraines.

En savoir plus
>Coalition eau
>Action contre la faim
>Enquête de l'UFC-Que choisir
>« Les pesticides dans les eaux - données 2005 » de l'Institut français de l'environnement (Ifen)
>Rapport mondial sur le développement 2006 du Pnud en français

>L'article sur alternatives-economiques.fr

Roxssan, à la chasse au gaspillage - Clicanoo, le journal de l’île de la Réunion, 19/03/08

Stades, écoles, multiples bâtiments… Les consommations en eau et électricité d’une ville atteignent des sommets. Pour exemple, le budget annuel consacré à l’eau d’une petite collectivité comme Saint-Leu flirte avec les 400 000 euros. Ajoutez à cela 145 000 euros d’électricité et 60 000 euros de télécommunication, et on obtient une somme rondelette. Roxssan Viranaicken a été recrutée en 2005 au sein de la collectivité, pour tenter d’adoucir ces factures salées et ralentir ce gaspillage insolent. “Mon rôle consiste à mettre en oeuvre toutes les actions possibles et imaginables pour faire des économies”, assure-t-il. Pour mener à bien cette mission, ce jeune saint-leusien s’est en premier lieu penché sur des chiffres qu’il a décortiqués. “Nos factures ont montré que l’on consommait beaucoup plus que l’estimatif de la Cise, 40 000 euros d’écart. L’objectif étant de réduire ce montant à 0.” Il s’agit ensuite de trouver les causes d’un tel excédent, déceler les dysfonctionnements. “Les fortes consommations provenaient pour la plupart de fuites tardivement réparées, ou carrément tombées dans l’oubli.” Parfois, une surconsommation résulte d’un vrai laxisme : des robinets défectueux dans les écoles, qui coulent indéfiniment. Peu à peu, la commune se montre plus rigoureuse quant à ses dépenses primaires. Et l’ensemble du personnel se doit désormais de s’engager plus promptement dans cette démarche. Les agents effectuent par exemple des relevés hebdomadaires de tous les compteurs, pour s’apercevoir au plus vite d’une hausse injustifiée. On s’assure désormais que toutes les interventions recensées sont bien effectuées, poursuit Roxssan. Grâce à une meilleure sensibilisation, à une meilleure méthode de travail de tous, les compteurs affichent aujourd’hui des résultats probants. Nous avons une consommation inférieure à l’estimation Cise, en passant, pour l’eau, de 145 000 à 80 000 euros par trimestre. Ce n’est pas pour autant que ce bilan reste acquis. La dernière facture note une augmentation.” La cause ? “Une fuite enterrée sous du goudron, difficilement détectable.

Un coup de pied aux fesses
Une légère modification du comportement de chacun peut également contribuer largement à la baisse de la note. J’explique au personnel qu’un écran en veille consomme et qu’il vaut mieux éteindre l’ordinateur. Des petits gestes simples pas toujours considérés à leur juste valeur. Roxssan joue un rôle de trublion, n’oubliez par ceci ou cela. Ca met un coup de pied aux fesses, se félicite Karim Lechlech, directeur des services techniques. Enfin, un gros morceau, l’éclairage public, qui représente 60% de la facture. Un diagnostic a été effectué l’an dernier, le réseau restait peu connu. Le bilan a révélé de gros problèmes. Désormais, une meilleure qualité de service public exige un éclairage plus performant et qui consomme moins. On veut changer 80 lanternes par an.
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L’écologie aux urnes - Metro, 06/03/08, Nadia Loddo

Les élus municipaux ont des leviers d’action importants pour la préservation de l'environnement. Le vote de dimanche sera à la base de la politique environnementale à venir dans votre commune. Un nombre très important de décisions prises au niveau local ont en effet un impact majeur sur des enjeux aussi globaux que le réchauffement climatique. “Le bilan CO2 de la France n’est que la somme de ce qui se fait au niveau des territoires”, souligne Florence de Monclin, responsable pédagogique à la Fondation Nicolas-Hulot, auteur du Guide de l’éco-électeur. Voici un petit tour d’horizon des champs d’action possibles localement.

  • La biodiversité
    La protection de la biodiversité passe par une urbanisation maîtrisée. Aujourd’hui, près d’un Français sur trois estime que les budgets consacrés par les élus aux espaces verts sont insuffisants et plus de la moitié réclame que soit instaurée l’obligation d’un pourcentage minimal d’espaces verts dans les projets immobiliers et commerciaux, selon une enquête Ipsos pour l’Union nationale des entrepreneurs du paysage (Unep).

  • L’alimentation
    Préserver une ceinture de maraîchers autour de la commune favorise l’approvisionnement local ainsi qu’une paysannerie vivante. Les municipalités peuvent aussi choisir de privilégier les produits bio dans les cantines pour contribuer au développement d’une agriculture plus durable.

  • L’écohabitat
    De la rénovation des bâtiments publics au soutien des énergies renouvelables, les maires ont un pouvoir d’intervention important.

  • Les transports
    Selon un sondage Ifop pour Direct Assurance, 57% des Français demandent plus de transports en commun. C’est une attente des citoyens face à l’augmentation du prix du pétrole et au changement climatique. 26% des émissions de gaz à effet de serre français sont dues aux transports.

  • La gestion des déchets
    Tri, collecte, recyclage... ça se passe au niveau local. Elus, candidats et citoyens placent le traitement des déchets en tête de leurs préoccupations environnementales selon une étude réalisée par Eco-emballages.

  • La participation citoyenne
    Le rendez-vous aux urnes tous les six ans ne doit pas être le seul moment d’engagement au niveau local. “Répondre aux défis de l’avenir demande beaucoup de courage”, explique Florence de Monclin : pour y arriver il faut la collaboration de tous.

Votre candidat, il en dit quoi de tout ça ?
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Télécharger le Guide de l'éco-électeur
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Greenpeace publie son enquête “Serez-vous un maire écoresponsable ?” effectuée auprès des candidats têtes de liste dans une quarantaine de villes de France. Les résultats seront réactualisés jusqu’à demain soir pour donner le temps à ceux qui n’ont pas encore répondu de se positionner (à peine la moitié des quelque 240 candidats démarchés l’a fait jusqu’à présent). Info : greenpeace.org

>Lire l'article de metro


Guide de l’achat public durable : Qualité environnementale dans la construction et la réhabilitation des bâtiments publics - Ministère de l’ecologie, fevrier 2008

Le Groupe d'étude des marchés « développement durable, environnement » (GEM-DDEM) vient de publier un nouveau guide de l'achat public durable Qualité environnementale dans la construction et la réhabilitation des bâtiments publics. Le guide comprend quatre parties : un rappel des enjeux, des différentes approches de qualité environnementale et du rôle de la commande publique ; l'économie générale des projets mettant en œuvre une approche de qualité environnementale détaillée par l'analyse de la notion de coût global ; les bonnes pratiques de mise en œuvre d'une approche de qualité environnementale ; vingt-sept questions-réponses apportant des éléments aux principales interrogations que se posent les prescripteurs et les acheteurs publics.
>Lire le pdf

Troisième édition de la semaine sans pesticides, du 20 au 30 mars 2008

Pendant 10 jours, du 20 au 30 mars, des associations, ainsi que des collectivités, des jardineries, des agriculteurs, organisent des actions variées pour sensibiliser tous les publics sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides et pour montrer que des alternatives viables aux traitements chimiques existent. Semaine sans pesticides : demandez le programme !
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Education a l’environnement. Le CFEEDD interpelle les candidats aux élections municipales et cantonales

Le Collectif français pour l’éducation à l’environnement vers un développement durable (CFEEDD), qui réunit une quarantaine d’organisations nationales dont le Comité 21, a décidé d'aller à la rencontre des candidats aux élections municipales et cantonales en proposant huit mesures concrètes pour développer l'Education à l'environnement vers un développement durable (EEDD) dans les territoires. Parmi les huit propositions, on trouve la mise en œuvre concrète des projets et des actions sur le terrain afin de sensibiliser, de former et d’éduquer la population ; le renforcement de l’emploi et la formation des acteurs du territoire ; le soutien aux acteurs de l’éducation à l’environnement vers un développement durable ; la mise en place d'une démarche éducative en accompagnement de chaque politique publique, etc.
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Quatre propositions du comité "Trame verte et bleue" relatif à la biodiversité - Actu-Environnement, 27/02/08, C. Seghier

Le comité ''Trame verte et bleue'' relatif à la biodiversité, piloté par Paul Raoult, sénateur socialiste et ancien président des parcs naturels régionaux, ne doit rendre ses conclusions que dans 1 ou 2 ans car il s'agit de cartographier les territoires. Toutefois, lors du lancement de la Fondation scientifique pour la biodiversité, le mardi 26 février, le sénateur a présenté les premières idées du comité opérationnel qu'il préside et qu'il souhaiterait voir intégrer dans le projet de loi Grenelle qui doit être présenté au Parlement au Printemps.
Première proposition : mener une réflexion sur le droit du sol et le droit d'urbanisme pour que la biodiversité soit intégrée dans les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les schémas de cohérence territoriale (SCOT).C'est un élément important dans le dialogue pour convaincre les élus que la biodiversité s'inscrit dans un document d'urbanisme , a estimé Paul Raoult. Deuxième idée : une protection beaucoup plus forte des zones humides avec la possibilité pour les agences de l'eau d'acheter ses territoires pour en faire des sanctuaires. On voit que les zones les plus riches en biodiversité, c'est-à-dire les zones humides, continuent de disparaître hectare par hectare, a regretté le sénateur.
La troisième idée concerne les bandes enherbées avec leur installation «systématique» le long des rivières et des axes fluviaux pour en faire des corridors écologiques. Enfin, selon Paul Raoult, il y a aussi une réflexion à mener sur la possibilité de créer des servitudes environnementales contractuelles pour faire évoluer le droit français de telle manière qu'on passe d'un droit à ne pas faire à un droit à faire. Mais cela supposera dans le temps de faire des cartes précises, a-t-il prévenu.
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Municipales. 82 % des élus et candidats favorables à une redevance incitant au tri des déchets - Le Monde, 22/02/08

Près de 40 % des Français et 50 % des élus et candidats aux municipales estiment que l'environnement est un enjeu prioritaire du scrutin du 9 mars, selon une étude OpinionWay pour la société Eco-Emballages, publiée jeudi 21 février. Les catégories socioprofessionnelles les moins aisées sont les plus enclines à le citer comme une priorité (46 % des CSP – et en particulier 49 % des employés sont dans ce cas).
Le traitement des déchets est cité par 74 % des sondés "grand public" et 92 % des élus et candidats comme leur première préoccupation en matière d'environnement, devant l'utilisation de nouvelles formes d'énergies renouvelables et la lutte contre le réchauffement climatique.
En outre, 40 % des Français et 63 % des élus et candidats estiment que le tri des déchets ménagers est prioritairement du ressort de leur intercommunalité, un chiffre en hausse de 27 % par rapport au sondage effectué fin 2006.
Enfin, 94 % des élus et candidats se prononcent pour l'uniformisation des consignes de tri des déchets, rejoints par 91 % des autres personnes interrogées. Surtout, 82 % des élus et candidats se disent prêts à mettre en place une redevance incitative, consistant à calculer le montant payé par chaque administré pour la collecte et le traitement des déchets en fonction de sa production d'ordures non triées.
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Méthode
Cette étude quantitative a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 130 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, et de 400 élus ou candidats aux élections municipales.
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Les Français veulent plus de vert dans leur cadre de vie - Actu-Environnement, 20/02/08, R. Boughriet

Selon une enquête publiée le 20 février de l'UNEP (Union Nationale des Entrepreneurs du Paysage) menée en partenariat avec IPSOS, les Français rêveraient de ''villes vertes''. Pour 72 % des personnes interrogées, la présence d'espaces verts à proximité de leur habitation a été un ''critère essentiel'' dans le choix de leur lieu de vie.
En pleine campagne des élections municipales, près d'1 Français sur 3 juge ''insuffisants'' les budgets que les collectivités consacrent aux parcs et jardins. 4 Français sur 10 indiquent qu'ils iraient au parc s'ils en avaient un près de chez eux. En effet, souligne l'enquête, plus d'1 Français sur 4 n'a pas accès à un jardin sur l'ensemble du territoire, qu'il soit privatif ou collectif. Ce chiffre monte à 1 sur 3 dans les grandes villes et 1 sur 2 dans le bassin parisien, dont la densité laisse peu de place aux pavillons avec terrain. D'après l'étude, plus d'1 Français sur 2 souhaiterait que, dans tout projet immobilier ou commercial, un pourcentage minimum d'espaces verts soit imposé.
Au rayon des bonnes nouvelles, souligne l'UNEP, la moitié des Français déclarent tout de même se rendre dans les parcs, squares ou jardins publics plus d'une fois par mois pour ''se détendre'' (46%), ''faire jouer les enfants'' (27 %), ''pratiquer un sport ''(10 %) ou encore ''promener son chien'' (10 %).
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Une meilleure gestion des déchets municipaux réduira les émissions de gaz à effet de serre - Notre Planète Info, 15/02/08, Christophe Magdelaine

La quantité de déchets municipaux produits chaque année devrait augmenter de 25 % entre 2005 et 2020. La valorisation croissante des déchets et le recours à des solutions autres que la mise en décharge jouent un rôle clé pour faire face aux impacts environnementaux de la croissance du volume des déchets.
L'Agence européenne pour l'environnement consacre son premier EEA Briefing de 2008 aux potentialités des filières de valorisation des déchets à l'échelle européenne dans un contexte où la production moyenne de déchets continue d'augmenter. En effet, elle s'établit aujourd'hui à 520 kg par européen, ce qui représente une augmentation de plus de 13% en dix ans et près de 50% en seulement 25 ans.
Par ailleurs, le recyclage et l’incinération avec valorisation énergétique étant de plus en plus utilisés, les émissions nettes de gaz à effet de serre provenant de la gestion des déchets municipaux devraient diminuer considérablement d’ici à 2020. Le fait de limiter ou d’éviter l’augmentation du volume des déchets permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des déchets tout en présentant d’autres avantages pour la société et l’environnement.

Vous pouvez consulter la note complète de l'Agence européenne pour l'environnement.

Épuration. Voyage en eaux troubles... - Le Point n°1848, 14/02/08

La nouvelle station de Vezins (Maine-et-Loire) est la première de France à ressembler à un jardin japonais : roseaux, bambous et lagunes. Ces végétaux assurent parfaitement la dépollution et l'épuration des eaux usées. Celles-ci commencent leur parcours du combattant dans trois roselières de 960 mètres carrés où elles abandonnent leur pollution solide sous forme de boues. Ces dernières se transformeront en compost parfaitement valorisable au bout d'une dizaine d'années. L'eau, déjà bien lavée, se jette ensuite dans trois lagunes de 4 000 mètres carrés chacune, où elle stagne suffisamment longtemps pour y perdre une bonne partie de son azote et de son phosphore. Enfin, elle s'écoule dans une bambouseraie de 11 000 mètres carrés, gourmande de matières dégradées, pour affiner le travail. Ce processus précurseur et végétal livre à la rivière (l'Evre) une eau de qualité comparable à celle d'une station d'épuration classique. Ajoutons que la coupe annuelle des roseaux alimentera un centre de compostage et que le bambou produit sera destiné à l'artisanat. Cette station n'utilise aucun produit chimique, consomme peu d'énergie, s'inscrit parfaitement dans le paysage. Le tout sans coup de bambou.

>Voyages en eaux troubles

Quand on partage des jardins - Sept ici n°11, le journal des 7 conseils de quartier du 20e arrondissement de Paris, janvier-juin 2008

Quelques centaines de mètres carrés et un autre monde s'ouvre à vous. Des fleurs, des plantes et des légumes s'épanouissent désormais en pleine ville, dans ces petits jardins, ici ou là, qu'il fallait oser concevoir, nouveaux espaces verts venus s'intégrer dans le paysage, surtout celui de l'Est parisien. L'aventure a commencé en 2004 et Paris compte aujourd'hui une bonne quarantaine de ces jardins partagés. Deux d'entre se nichent de part et d'autre de la rue de Ménilmontant. Leroy sème, à la hauteur du 317 rue des Pyrénées, est situé dans le « territoire » du conseil de quartier Belleville, et, à quelques encablures, en descendant vers la place Gambetta, le jardin des Soupirs, dans le passage du même nom, est sur le « territoire » du conseil de quartier Télégraphe Pelleport Saint-Fargeau. Inaugurés en 2005 et 2006, ces coins de campagne reviennent de loin, obtenus de haute lutte par les habitants mobilisés contre l'urbanisation des terrains, et créés, souvent, après une longue période de concertation.

Un coin sauvage, un potager, une mare...
Appartenant à un projet associatif, ces jardins sont collectifs. Il n'y a pas de parcelles individuelles, à l'exception celles qui sont destinées aux écoles ou aux centres sociaux, invités à entretenir leur espace comme ils le souhaitent dans le respect de la Charte Main Verte. Les méthodes utilisées sont en effet respectueuses de l'environnement qu'il s'agisse de la gestion de l'eau ou des engrais biologiques, du compostage, des plantations d'essences adaptées au sol et au climat. Si chaque jardin établit son règlement intérieur et son mode de fonctionnement, le principe est donc que les travaux soient réalisés en commun, par des jardiniers expérimentés ou non. Ici, un coin sauvage, un espace pour les petits, un potager, une mare et ses papyrus ; là, des plantes médicinales, aromatiques et grimpantes ; dans les deux cas, des cabanons pour ranger les outils et s'abriter. Ces jardins partagés, accessibles à tous offrent ainsi des coins de vie où s'organisent dégustation de soupes et de confitures, pique-nique et expositions d'oeuvres d'art ou de fragments poétiques, où se programment des animations en fonction des saisons : du repas de quartier aux beaux jours à la fabrication de mangeoires par les enfants pour les oiseaux dès les premiers froids.

Jardin Leroy sème
6, cité Leroy à hauteur du 317 rue des Pyrénées
Permanences le samedi de 14h30 à 17h30 et le dimanche matin de 10h à 13h (en dehors des intempéries)
Métro Jourdain - Bus 96 et 26, arrêts Pyrénées Ménilmontant
>www.jardin-leroyseme.org

Jardin des Soupirs
18, passage des Soupirs (entre la rue des Pyrénées et la rue de la Chine)
Permanence le samedi matin de 10h à 13h
Métro Gambetta - Bus 96 et 26, arrêts Pyrénées Ménilmontant
>pagesperso-orange.fr/jardin-des-soupirs

Récupérer l'eau de pluie pour éviter les inondations - Le Monde, 09/02/08, Francis Gouge (Val-de-Marne, correspondant)

Le département du Val-de-Marne deviendra-t-il pionnier, en France, dans la lutte contre les inondations urbaines ? Ses résidents pavillonnaires apprendront-ils à recycler les eaux de pluie qui arrivent naturellement sur leurs toits ? En Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, cette pratique se généralise pour des usages comme le lavage des véhicules ou l'alimentation des chasses d'eau. Un constat qui a conduit Jacques Perreux, vice-président du conseil général du département chargé de l'assainissement et du développement durable, à engager depuis trois ans une démarche visant à économiser les ressources en eau potable tout en luttant contre les inondations à la source.
L'imperméabilisation des sols due à l'urbanisation empêchant l'eau de s'infiltrer, celle-ci se concentre brutalement, en cas de fortes pluies, dans les quartiers géographiquement les plus bas. Dans l'un d'entre eux, situé à Chevilly-Larue, un premier test a démarré en 2004. Dix pavillons, dont les propriétaires - aux caves régulièrement inondées - étaient volontaires, ont été équipés de cuves de récupération adaptées à la taille du pavillon et au nombre de ses habitants. Le plus souvent installées dans le jardin, ces cuves ont été financées par le conseil général à raison d'environ 1 000 euros chacune.
Le bilan ? Pour Gérard Violente, directeur adjoint du service de l'environnement et de l'assainissement, il concerne avant tout le rapport de chacun à l'eau qu'il consomme. "Ce n'est plus un liquide qui arrive par un robinet, qui repart par un trou et dont personne ne se soucie." L'aspect économique n'est pas non plus négligeable. "On évite le gaspillage, précise-t-il, en raccordant cette eau de récupération aux WC, à la machine à laver, au tuyau d\'arrosage." Selon lui, l'eau de pluie ainsi récupérée des toitures en pente permet en moyenne de recycler chaque année 500 l/m2 de surface au sol - soit, pour une maison de 100 m², 50 m3.
Sur la base de ces constatations, l'expérience a été étendue en septembre 2007 à l'ensemble du quartier. Plus de 60 % des 220 pavillons qui le composent sont désormais équipés de cuves de récupération d'eau : plus qu'il n\'en faut pour protéger les sols, puisque, selon une estimation, il aurait suffi que 40 % seulement des propriétaires acceptent le procédé pour que soient supprimés les risques d'inondation.
Une autre expérience est menée à Champigny, où 200 pavillons sur 450 ont été équipés depuis novembre 2007. Il ne reste plus qu'à attendre des chutes de pluie modélisées ayant provoqué des débordements pour mesurer l'efficacité du système. Les résultats sont attendus pour 2010. Mais leur validité implique un préalable : que les cuves soient vides quand il pleut. C'est pourquoi le service de Gérard Violente planche sur un système d\'alerte par portable ou par Internet, afin d'avertir les intéressés, lorsque de gros orages menacent, qu'il est temps de mettre la machine à laver en route.

>recuperer-l-eau-de-pluie-pour-eviter-les-inondations

Un nouveau site pour bâtir son éco-quartier - MEDAD, fevrier 2008

« Au moins un éco-quartier avant 2012 dans toutes les communes qui ont des programmes de développement de l’habitat significatif », c’est l’objectif que s’est fixé le Grenelle Environnement. A la disposition des acteurs locaux : un site proposant capitalisation d’expériences et outils méthodologiques.
L’éco-quartier s’inscrit dans une démarche de développement urbain durable à l’échelle de l’agglomération. Il intègre la croissance urbaine dans une perspective locale de développement économique, de qualité de vie, et d’intégration sociale.
Ce site, qui s’adresse aux acteurs locaux (élus, urbanistes, architectes...) s’articule autour de 10 principes fondateurs d’un éco-quartier et met en lumière un certain nombre d’initiatives intéressantes, en France comme à l’étranger.
On peut y découvrir les sites pilotes d’agglomérations françaises (Auxerre, Chalon-sur-Saône, Grenoble, Lyon, Narbonne et Rennes) mais aussi d’Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Finlande et Suède) et d’autres pays dans le monde (Brésil, Chine, USA, etc.).
Ce site a pour vocation de constituer une « boîte à outils » aussi opérationnelle et actualisée que possible. La rubrique « s’engager » propose des informations utiles sur les aides et les financements disponibles et la rubrique « bibliothèque » comprend des documents téléchargeables et des références disponibles.

>Le site « éco-quartier »

Les crèches écolo, ça existe ! - Femme actuelle, 06/12/07 Myriam Faure

Paris, Nogent-sur-Marne et Honfleur accueillent des crèches aux objectifs écologiques. Le point sur ces lieux qui allient bien-être des bambins et développement durable.
Matériaux recyclables
La première à entrer dans la danse fin octobre 2006, c’est la crèche Hérold, dans le 19e arrondissement de Paris, avec 66 places. « Elle répond aux 14 points de la démarche Haute Qualité Environnementale », précise Françoise, la directrice adjointe, tout comme la crèche 1,2,3 Soleil de Honfleur. Un label qui précise que le bâtiment est étudié pour être le moins polluant possible et s’inscrit pleinement dans la logique du développement durable. Pour Sollène de 1,2,3 Soleil ouverte depuis mai 2007, pas de doutes : sol en caoutchouc à la place du PVC plus polluant, chauffage au bois : respect de la nature et confort des bébés font bon ménage.
Astuces anti-gaspillage
A la crèche Hérold de Paris, côté chauffage, c’est le naturel qui est mis avant, même s’il n’est pas question que les bambins aient froid ! Pour cela, rien de telle qu’une isolation thermique au point : briques naturelles, laine de roche et béton à l’extérieur. Les enfants sont ainsi protégés du froid et de la chaleur, sans chauffage inutile. Associé à ce procédé, un plancher chauffant dans les salles de jeux des enfants, à Hérold, mais aussi à Babilou, la crèche écolo de Nogent-sur-Marne, qui n’est pas HQE. En plus, pour les trois établissements, ce sont les panneaux solaires qui produisent en partie la production d’eau chaude. « Nos robinets sont même équipés de capteurs infrarouges, cela évite les gaspillages liés aux oublis ! » ajoute Françoise, de Paris. Quant à l’eau de pluie, elle est stockée puis réutilisée pour l’arrosage des jardins et la lumière naturelle pénètre sans entrave dans ces grandes bâtisses en bois grâce aux larges verrières.
Couches lavables
Jouets et chaises en bois : dans ces crèches, c’est bien le paradis vert pour enfants. « D’ailleurs, à 1,2,3 Soleil, nous sommes les seuls à utiliser les couches lavables », précise Sollène. Le travail pour le personnel est plus important mais la réduction de déchets est considérable. Elle ajoute qu’« une maman a même décidé de tester les couches lavables chez elle! ». A Babilou, toutes ces avancées font leur entrée au fur et à mesure dans le quotidien des enfants : actuellement, les couches lavables sont en phase de test. Côté nourriture, avec une grande partie des produits issue de l’agriculture biologique, c’est Hérold qui remporte la palme, même en ce concerne l’acheminent : les camions roulent au GPL.
Et les parents, satisfaits ?
Malgré un partenariat public-privé né d’un appel d’offres pour la crèche de Nogent-sur-Marne, les parents n’ont aucun souci à se faire : « les tarifs restent les mêmes que dans une crèche publique », précise Edouard Carle, de la société Babilou. Et de fait, il sont ravis et « souvent séduit par la luminosité des locaux » même si le personnel de 1,2,3 Soleil remarque que « les parents cherchent avant tout un mode de garde, et que le label écolo n’est qu’un plus ». Des études sont en cours, et nul doute que des parents militants viendront frapper aux portes de ces lieux de garde d’un tout nouveau genre. D’ailleurs, le concept intéresse le privé : une crèche d’entreprise écolo et HQE ouvre en Janvier 2008 à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine…

>http://www.femmeactuelle.fr/parents/bebe/soins/les-creches-ecolo-01086/(page)/1

L’UE place les collectivités locales au cœur de la lutte contre le changement climatique - Euractiv, 30/01/08

A quelques semaines des élections municipales françaises, la Commission européenne tente de mobiliser les acteurs locaux en proposant aux communes d'Europe d’adhérer à une convention pour une Europe durable. Selon l'éxecutif européen, le rôle des collectivités dans la lutte contre le changement climatique est stratégique.

Contexte :
Une semaine après la présentation par la Commission de son projet de paquet législatif « énergie-climat », qui assigne notamment des objectifs à chacun des Etats membres de l’UE (Lire EurActiv 24/01), c’est au tour des collectivités locales d’être mises à contribution pour lutter contre le changement climatique.

Municipalités et régions sont en effet au cœur de la 2ème semaine européenne de l’énergie durable, inaugurée le 28 janvier par le commissaire européen à l’Energie, Andris Piebalgs, et le ministre slovène de l’Economie, Andrej Vizjak. Dans ce cadre ont lieu notamment, à Dunkerque, les Assises nationales de l’énergie des collectivités locales et à Bruxelles, le lancement officiel de la Convention des maires, une contribution des acteurs locaux vers une Europe durable.

Enjeux :
Une récente étude du Comité des Régions souligne l'importance majeure de l’échelon local dans la lutte contre le changement climatique. Dix exemples concrets de promotion efficace des énergies renouvelables ou de l’efficacité énergétique y sont successivement examinés et des recommandations en termes de planification et de mise en œuvre par les collectivités en sont tirées.
Les collectivités locales jouent en effet un rôle clé dans le secteur de l’énergie. Elles sont souvent à la fois producteurs/fournisseurs et consommateurs. Elles ont également une position privilégiée pour promouvoir et planifier les investissements dans l’énergie durable. Echelon politique et administratif le plus proche des citoyens, elles peuvent enfin influencer la demande d’énergie en informant et incitant les citoyens à consommer plus efficacement.
Cette étude pourrait servir de piste aux villes s’engageant dans le cadre de la Convention des maires. Initiative de la Commission européenne, cette convention propose aux municipalités volontaires de s’engager à réduire d’ici à 2020 les émissions de CO2 au-delà de l’objectif européen de 20% et de former un réseau d’échange des pratiques exemplaires. Selon un projet d’accord, les signataires devraient notamment mettre en œuvre le Plan d’action pour l’efficacité énergétique de la Commission, mobiliser la société civile, adapter la structure de leur administration autour ces objectifs, ou publier un rapport d’évaluation annuel.
Cette Convention a été officiellement lancée, le 29 janvier, par le commissaire Andris Piebalgs, qui a indiqué que « 95 villes et régions d’Europe, dont 15 capitales, ont déjà exprimé leur intérêt pour cette convention». Pour intégrer ce pacte, les collectivités intéressées doivent maintenant élaborer une stratégie concrète dont l’avancement sera périodiquement contrôlé, M. Piebalgs ayant souligné la nécessité de « ne pas se borner à de simples engagements verbaux ». A seulement quelques semaines des élections municipales, les problématiques énergétiques sont susceptibles de devenir un enjeu politique local de premier ordre en France, dans la foulée du Grenelle de l’environnement. A l’instar de ce qu’elle avait proposé lors de l’élection présidentielle, la Fondation Nicolas Hulot a ainsi présenté et diffusé son Pacte écologique local, qui vise à mobiliser candidats et électeurs autour de sept enjeux écologiques majeurs pour une commune.

>http://www.euractiv.fr/collectivites-locales-europe/article/ue-place-collectivites-locales-au-coeur-lutte-contre-changement-climatique-00644

Le compost, l'écologie dans les poubelles - Ingrid Arnoux, Toogezer, 18/01/08

Les avantages du compost ne sont plus à prouver. La réduction de 30 % des déchets d’un foyer se suffit à elle-même. Mais pour l’instant, en France, le tri des déchets organiques reste l’apanage des chanceux qui ont un jardin. Pourtant, il existe des solutions pour tous ceux qui souhaitent réduire la taille de leur poubelle. Le compost collectif est encore une idée à faire germer dans les habitudes urbaines françaises, toutefois, certains pays ont déjà largement développé ce concept. En Suède par exemple, les locaux à poubelles sont pourvus de « Kompostkvarn » dans lesquels les habitants sont invités à déposer leurs déchets organiques dans des sacs en papier. Les copropriétés qui pratiquent ce tri bénéficient d’une réduction non négligeable sur les tarifs de collecte des ordures et les composteurs reçoivent de l’engrais une fois par an. Il y a des précurseurs. Rennes Métropole pilote une opération dans une copropriété de l’agglomération. Elle a fournit le composteur ainsi que les poubelles de cuisine destinées à stocker et transporter les déchets organiques. Bonne idée !
En attendant, le compostage collectif n’est pas la seule alternative aux trieurs urbains.

Le vermicompost : une solution individuelle
Parfois, l’implantation d’un compost extérieur n’est tout simplement pas possible faute de place à l’extérieur. La solution : le vermicompost. Comme pour le compost extérieur, on peut acheter ou se confectionner soi-même un bac à vers dont les habitants seront capables de digérer les déchets de cuisine, et cela sans odeur, en occupant un minimum de place dans la cuisine, tout en produisant un excellent compost ainsi qu’un engrais liquide naturel.
Le principe est simple. Il faut disposer d’un récipient à étages (des bois encastrables peuvent très bien faire l’affaire). Le bac du bas devant être perméable et munis d’un petit robinet afin de récupérer le jus ; les bacs supérieurs, percés de petits trous dans le fond, laissent couler le jus et permettent également le déplacement des vers d’un bac à l’autre. Lorsque le contenu d’un bac est entièrement transformé en compost, les vers vont se déplacer naturellement vers un autre bac, permettant ainsi de récupérer le compost. Ne pas oublier de surmonter le bac supérieur par un couvercle, sans ça, les vers pourraient être tentés de visiter toute la cuisine, mais comme ils préfèrent l’obscurité, si le bac supérieur est bien fermé, ils ne tenteront pas de sortir, appréciant le confort de ce frigo obscur !
Ces vers, dont les noms scientifiques sont Eisenia foetida et Eisenia andrei, ressemblent à des vers de terre en plus petits. Voraces, ils mangent quotidiennement l’équivalent de leur poids en déchets organiques ! On peut se les procurer chez un autre vermicomposteur, dans un tas de compost en maturation ou dans les commerces spécialisés (pour les trouver dans le commerce, il faut encore être persévérant). Mais une fois trouvés, ces petits animaux malins sont d’une efficacité incroyable - si toutes les précautions sont prises bien entendu. D’abord la température : le vermicompost doit être placé dans un endroit où la température est comprise entre 15 et 25°C. S’il a trop chaud ou trop froid, le ver peut mourir, sinon, c’est son cycle de reproduction qui en pâtit : à 10°C, il lui faudra 6 mois pour passer du cocon à sa taille adulte alors qu’à 25°C, deux mois suffiront !
Une fois acclimatés à leur nouveau lieu de vie, les vers font tout le travail d’aération en creusant des galeries, et l’humidité de déchets suffit en général. Il peut toutefois être utile de planter un bâton le long des parois du vermicomposteur. Concernant l’humidité, les déchets de cuisine contiennent en moyenne 85 % d’eau, il n’est en principe pas utile d’humidifier le vermicompost. L’humidité idéale correspond à une éponge essorée.

La mise en œuvre du vermicompostage peut rebuter, mais son efficacité est impressionnante
Les vers ont besoin d’une litière constituée de terreau, de petits morceaux de paille, de feuilles d’arbres, de papier journal, qu’ils vont manger petit à petit. Il faut faire tremper cette litière dans de l’eau (environ trois fois le poids de la litière en eau), puis ajouter un peu de terre. Une fois la litière prête, une couche de 10 à 15 centimètres de litière humide peut être installée dans le récipient du bas avant d’y introduire les vers (500 grammes de vers environ). Après un temps d’acclimatation de deux semaines, le vermicomposteur est prêt à recevoir les déchets de cuisine. Au début, il faut prendre quelques précautions ! Les déchets trop gros ne sont pas conseillés, il faut donc les couper en petits morceaux et les enfouir dans la litière afin que tout soit recouvert. Une couche supplémentaire de litière peut être ajoutée de temps en temps.
Et voilà, au bout de trois mois, si les conditions sont optimales, les déchets sont transformés en vermicompost riches en éléments nutritifs pour les plantes d’intérieur. Le liquide excédentaire pourra être dilué à 10 %, et utilisé comme engrais pour les plantes.
Pour le vermicompostage, le Québec est encore en avance en proposant des séances de formation, animées par des agronomes expérimentés, afin de présenter les différentes techniques pour fabriquer son propre compost dans un appartement. Mais rien d’étonnant, la Communauté métropolitaine de Québec, rive nord, vise d’ici 2008, à ce que 60 % des matières résiduelles du secteur résidentiel prennent la route de la récupération plutôt que celle de l’incinérateur ! À quand le même projet à Lyon, à Paris ou à Marseille ?

>http://www.toogezer.com/index.php?option=com_content&task=view&id=246

La trame verte, un outil contre le bétonnage des espaces naturels - Christophe Aubel, responsable de FNE, Libération, 19/01/08 Propos recueillis par Guillaume Launay

La préservation de la biodiversité est un des grands chantiers issus du Grenelle de l’environnement, même si les OGM ou l’écopastille lui ont fait de l’ombre. Le comité opérationnel chargé de la «trame verte et bleue», destinée à relier les espaces naturels du territoire, tiendra lundi sa première réunion mensuelle. Ce groupe réunit associatifs, agriculteurs, forestiers, collectivités, Etat, patronat… et devrait plancher pendant deux ans. Décryptage des enjeux avec Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC et responsable du pôle nature de la fédération France Nature Environnement, partie prenante des discussions.

Qu’est-ce que cette «trame verte et bleue» ?
C’est un outil qui permet la continuité de la nature, y compris les cours d’eau, donc la circulation des espèces, et qui doit assurer le bon fonctionnement des écosystèmes en luttant contre le bétonnage des espaces naturels. On estime que, tous les dix ans, l’équivalent d’un département disparaît sous le bitume. Pour des mammifères, on peut créer des corridors, d’une forêt à l’autre. Pour des insectes ou les fleurs, il s’agit plutôt d’empêcher le fractionnement des milieux : une mare seule ne jouera plus son rôle, un réseau de mare le jouera.

Quels sont les objectifs du comité ?
Créer un outil qui implique toute la société en sortant du clivage entre protection de la nature et activités humaines. Tous les acteurs, notamment économiques, doivent s’approprier la démarche. On va débattre de modifications du droit de l’urbanisme, pour intervenir en amont. On doit aussi définir des zones à protéger, en rendant cohérent ce qui existe déjà (parcs naturels, espaces Natura 2000), et à leur mise en réseau.

Pourquoi rendre la trame «opposable» ?
Ce qu’on veut, c’est que la réglementation protège mieux les espaces. Que la trame soit obligatoirement prise en compte par exemple dans les plans d’urbanisation ou de grande infrastructure. Ce sera le sujet le plus difficile. Car si tout le monde est d’accord pour préserver la biodiversité, dès qu’il s’agit d’être concret, les intérêts divergent souvent. Aujourd’hui, la nature n’est opposable à rien. On n’accepte de la prendre en compte que quand ça ne gêne personne. Voyez les parcs nationaux qui se sont surtout développés en montagne, dans des zones peu peuplées, alors qu’aujourd’hui, c’est la situation de la zone Atlantique, très urbanisée, qui est préoccupante. Mais tout ne sera pas opposable de la même façon, cela dépendra de la qualité des milieux et du type d’activités, et c’est pour ça qu’il faut, une fois l’objectif défini avec tous, cartographier, pour hiérarchiser les choses. Le but n’est pas de geler le territoire.

>http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/304870.FR.php

La solidarité pousse avec les légumes - Ouest-France, 18/01/08 Claire Haubry.

Des associations du Pays yonnais encouragent l'apprentissage de la culture potagère. Pour se réinsérer. Ou pour le plaisir d'échanger les conseils entre voisins. Réduire la distance de la fourche à la fourchette : pour l'association yonnaise Graine d'ID (1), ce principe économique et écologique prend vie grâce aux « membres actifs ». Ils sont une quinzaine pour produire les légumes frais de l'épicerie sociale dont ils sont eux-mêmes clients, parmi 200 familles yonnaises bénéficiaires, sur le terrain de L'Olivière, près de la route des Sables. Dans ce système, les jardiniers produisent le service dont ils ont besoin, grâce à un accompagnement social d'une année maximum. Le coordonnateur de Graine d'ID, Gérard Vaugelade, fait les comptes des « bénéfices » : « D'abord, les jardiniers, au rythme de trois demi-journées par semaine, sont dans des conditions proches du travail. Ensuite, l'absence de transport fait que les légumes sont vraiment très frais. Enfin, ils sont d'excellente qualité, les conditions de culture étant largement inspirées de l'agriculture biologique ! »
De quoi compléter les denrées fournies par la Banque alimentaire. « La salade est excellente, elle a vraiment du goût ! », s'enthousiasme une cliente de l'épicerie sociale de Graine d'ID. Les légumes frais seront notamment utilisés lors des séances de cuisine collective qui permettent de diminuer, dans les repas, la part du « tout-prêt » industriel.

Réinsertion, pédagogie...
Autre association, autre principe de fonctionnement : Acemus (2), au Poiré-sur-Vie, est un chantier d'insertion dont la production de fruits rouges (framboises, mûres, cassis, groseilles et fraises) n'est pas destinée à la seule consommation des Rmistes jardiniers, mais à la vente aux particuliers.
« La cueillette, ouverte à tous, est proposée entre le 15 juin et le 15 septembre, aux jardins de l'Aumônerie, à Aizenay », détaille Michel Robin, le directeur de la structure. L'hiver, des légumes sont également cultivés, en quantités moindres. Ils sont cuisinés en soupes et gratins, proposés à la vente. Le directeur d'Acemus précise : « Comme pour les fruits rouges, cette activité n'est pas une fin en soi, mais un support pour préparer une réinsertion sociale et professionnelle de personne en difficulté. »
Aux Essarts, l'association Libera Verda (3) fait encore un autre choix : sur 2 000 m2, elle met en place un jardin pédagogique, à 300 mètres du centre-bourg. Des animations sont proposées aux deux écoles de la commune, tandis qu'une douzaine d'adultes se sont inscrits pour participer à l'entretien du jardin, selon les pratiques de l'agriculture biologique. L'un des responsables de Libera Verda, Charlie Ballanger, explique : « Le jardin est ouvert à tous, jardiniers ou non, sans critères sociaux : des réunions sont régulièrement organisées, car les décisions sont collectives. »
Le but est essentiellement pédagogique... voire artistique ! Pas question de mettre la pression côté production... Ce qui n'empêche pas Charlie Ballanger de voir grand : « Nous allons proposer des démonstrations pour que les personnes intéressées par le principe puissent voir comment nous fonctionnons. »
(1) Graine d'ID (Insertion et Développement), tél. 02 51 05 42 49.
(2) Acemus (Association cantonale pour l'emploi d'utilité sociale), au Poiré-sur-Vie. Tél. 02 51 06 41 59.
(3) Libera Verda, aux Essarts, tél. 06 26 23 72 66, liberaverda@no-log.org ou cbvn@hotmail.com. Le jardin sera officiellement inauguré samedi 26 avril.


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Une école 100% verte - Témoignages, 08/01/08

Comment répondre aux besoins actuels sans limiter la capacité des générations futures pour satisfaire leurs propres besoins ? Une municipalité tente d’y répondre avec la construction d’une école "zéro énergie”. À Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne, une école pas comme les autres devrait ouvrir ses portes à la Toussaint. La première école française "zéro énergie", futur groupe scolaire Jean-Louis Marquèze, reçoit sur 3.000 mètres carrés, 12 classes, dans un espace respectueux de l’environnement. Pour la petite histoire, c’est en 2005 que ce projet prend forme, aidé du bureau d’études Tribu. Au final, cette école devrait consommer moins d’énergie qu’elle en produira. Après avoir effectué un appel d’offres en mai 2006, les travaux commencèrent en septembre de la même année, avec l’objectif de créer un groupe scolaire composé de 5 maternelles de plain-pied, d’un jardin, de 7 classes élémentaires, et pour finir une cour de récréation de 8.000 mètres carrés en terrasse.

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En images. Parce que la lutte contre le changement climatique se fait d’abord sur le terrain ! - Terre TV, 24/12/07

Apres une expérimentation réussie dans deux régions françaises, l’ADEME met en place le nouveau label Cit’Ergie, déclinaison française du label europeen EEA. Il récompense les collectivités pour leurs politiques globales de maîtrise de l’énergie et de lutte contre le changement climatique. Michèle Pappalardo, présidente de l’ADEME, a remis le 18 décembre dernier, les premiers labels qui récompensent pour leurs actions les collectivités suivantes : Echirolles, Besançon, Montmélian et Grenoble Alpes Métropole. TerreTv y était.

Voir la vidéo : Ensemble pour accompagner les collectivités dans leur démarche environnementale

TerreTv est également allé à la rencontre des représentants des collectivités labellisées. Tous nous ont confié leur sentiment vis-à-vis de leur label. L’occasion également pour eux de revenir sur les réalisations et les engagements pris par leurs institutions respectives.

Voir les entretiens :


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L’état d’esprit des maires à quatre mois des élections municipales - Ipsos, 16/11/07

Ipsos a interrogé pour le Courrier des Maires un échantillon représentatif de 400 maires sur la campagne à venir : le souhait de se représenter, les difficultés rencontrées, les sujets émergents, les relations avec les administrés, l’Etat... Tour d’horizon.

  • Les maires davantage enclins à se représenter qu’en 2001…
  • Les deux principales difficultés des maires : trouver des personnes disponibles et compétentes dans des domaines pointus…
  • L’environnement, le thème qui comptera nettement plus dans la campagne de 2008 que dans celle de 2001 d’après les maires…
  • Développement durable et droit opposable au logement : deux enjeux problématiques pour les maires…
  • Avant toute autre réforme, les maires éprouvent un besoin de clarification des compétences et des financements de chaque collectivité locale…
  • La relation avec les administrés passe par une meilleure appréhension de l’intercommunalité dans les petites communes, et par le renforcement de la participation des citoyens dans les grandes communes…
  • Le besoin de protection juridique demeure prégnant aux yeux des maires…
  • Des maires relativement confiants à l’égard du gouvernement…

> Cliquez ici pour le détail du sondage et de l’analyse


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Environnement : les maires en première ligne - Le Monde.fr, 17/12/07
Raphaëlle Besse Desmoulières

Amenés à gérer des dossiers tels que l'eau, les transports ou les déchets, les maires se retrouvent au premier plan pour mettre en place une politique de développement durable.
En mars 2008, le développement durable sera au cœur de la campagne pour les élections municipales. C'est en tout cas ce qui ressort d'un sondage Ipsos-Le Courrier des maires réalisé en octobre auprès de 401 maires. 44 % d'entre eux estiment que l'environnement et le cadre de vie compteront davantage qu'en 2001 et placent cette problématique en tête de leurs thèmes de campagne.
L'Association des maires de France (AMF) l'a d'ailleurs bien compris : lors de son dernier congrès en novembre, elle a adopté une charte de l'environnement. Le document rappelle que "pour relever ce défi environnemental global, les communes et leurs groupements ont un rôle prédominant d'exemplarité, d'impulsion et de diffusion des bonnes pratiques à exercer au niveau local". En charge de dossiers tels que l'eau, les transports, le logement ou encore la gestion des déchets, les maires et surtout les structures intercommunales sont, selon l'AMF, "en première ligne dans le domaine de l'environnement". Dominique Jourdain, maire socialiste de Château-Thierry (02) et président de l'association des Ecomaires, préfère, lui, parler de "politique de développement durable", une politique transversale qui intègre des volets économique et social.


Chalon-sur-saône, ville modèle

La mairie de Chalon-sur-Saône (71) est souvent citée en exemple pour avoir réussi, en seulement trois ans, à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 19,6 % dans le cadre du programme européen Privilèges. "Comment avons-nous fait ? C'est très simple, nous avons fait des économies sur les bâtiments municipaux, sur l'éclairage public, sur la flotte de véhicules municipaux et sur les réseaux de chaleur et d'eau", explique Gilles Manière, adjoint chargé de l'environnement de cette mairie UMP. Pour Jean-Stéphane Devisse, chargé de la mission climat au WWF, qui a accompagné la mairie pendant cette expérience, "Chalon a démontré que diminuer ses émissions de gaz à effet de serre est une tâche relativement facile." Pour Gilles Manière, la ville doit montrer l'exemple "avant de pouvoir ramener ces préoccupations au niveau des habitantsC'est l'implication des habitants qui fait évoluer les comportements. Par exemple, sur la question de la collecte sélective des déchets, si les gens ne participent pas, cela ne fonctionne pas. La mairie doit réaliser un important investissement pédagogique et communicationnel", rappelle Michel Bourgain, maire (Verts) de l'Ile-Saint-Denis (93).
Autre levier, pour Dominique Jourdain : la démocratie locale. "Le conseil municipal doit offrir aux associations actives pour l'environnement le moyen d'être entendues mais il doit aussi donner aux citoyens qui ne sont pas contents la possibilité de passer de la protestation à la proposition", juge-t-il. "Attention, prévient cependant Gilles Manière. On peut faire comprendre aux gens qu'il y a un danger pour la planète mais tout le monde ne sera pas sensible à cette problématique. Il faut donc leur montrer ce qu'ils ont à gagner sur leur facture d'électricité."
Et démontrer par la même occasion aux élus récalcitrants ce qu'ils ont à gagner à mener une politique de développement durable. Car la question financière est souvent mise en avant comme frein au développement d'une telle politique. Un argument que ne veut pas entendre l'adjoint à l'environnement de Chalon. "Il ne s'agit pas de surcoût mais de coût d'investissement parfois plus élevés", estime Gilles Manière avant d'expliquer qu'en remplaçant les chaudières à fioul des écoles dont elle a la charge par des chaudières à gaz à compensation, la mairie a diminué ses émissions de CO2 de 37 % par an pour un gain annuel de l'ordre de 1 750 euros par chaudière. Même son de cloche chez Michel Bourgain, l'élu de l'Ile-Saint-Denis :"Il faut savoir investir à moyen et long terme, là où on peut avoir un rendement élevé avec un investissement faible."


"Une question de génération"

La problématique environnementale dépasserait-elle les clivages politiques ? Pour Jean-Stéphane Devisse du WWF, la question se pose plutôt en termes de renouvellement du personnel politique. "C'est aussi une question de génération", estime-t-il avant de souligner que pratiquement toutes les mairies ont aujourd\'hui un service environnement. La ligne de fracture entre les maires concerne plutôt le rôle que doit jouer l'Etat. Certains élus, à l'image de Gilles Manière, souhaitent une autonomie de gestion plus grande. D'autres, comme Michel Bourgain, déplorent que l'Etat n'incite pas plus fortement les collectivités locales à investir. "On attend beaucoup du Grenelle de l'environnement. Par exemple, pour ce qui est de la mise aux normes des bâtiments anciens aux normes nécessaires d\'isolation, les communes pauvres n'ont pas les moyens de financer ces travaux. Ici, à l'Ile-Saint-Denis, nous avons 68 % de logements sociaux. Ce ne sera pas possible sans aides." "La question des financements n'est pas une barrière", estime Jean-Stéphane Devisse du WWF, qui parle de "volonté politique". "C'est un choix de renouveler les tribunes du stade municipal ou d\'isoler des bâtiments, poursuit-il. Même si de plus en plus d\'élus ont intégré la problématique environnementale, l'arbitrage se fait en fonction de ce qu'ils pensent être les attentes des citoyens.

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Proposée ci-dessous, une petite bibliographie en liaison avec les thèmes abordés dans le Guide de l’éco-électeur.

  • Manger bio c’est pas du luxe, par Lilian Le Goff, Editions Terre Vivante, octobre 2006, 17 €. Pour passer à l'action, préserver sa santé et celle de la planète, Lylian Le Goff apporte des conseils nutritionnels, des recettes et des menus chiffrés.
  • Photovoltaïque intégré au bâti : quelques exemples, ADEME, novembre 2007, Réf. : 6256 - Collection : Connaître pour agir - Novembre 2007 - 21X29,7 - 30p. - Téléchargement gratuit : Photovoltaïque intégré au bâti
  • L'avenir en vert. Environnement, santé, emploi : pour une France du 21e siècle, Comité 21, Edition du Seuil, mars 2007, 19 euros
  • Un plan climat à l'échelle de mon territoire, ADEME, réf. : 5792, novembre 2005, 36 pages, 15 € et en téléchargement gratuit sur
    http://www.effet-de-serre.gouv.fr/images/documents/Guide_PCT.pdf
  • Le Guide des collectivités éco-responsables, ADEME, novembre 2007, réf.6241, 40€.
  • Développement durable et marchés publics, par Olivier Frot, Editions AFNOR, janvier 2008.
  • Guide méthodologique de l'Agenda 21 scolaire, Comité 21, co-diffusion avec le CRDP Académie de Paris, avec le soutien de l'ADEME et la Fondation Véolia Environnement, février 2007, 104 pages, 16 €.
  • Energie et patrimoine communal, enquête 2005, ADEME, EDF, GDF et AITF, disponible sur http://www.tns-sofres.com/etudes/tpi/141207_energie.pdf
  • Prévenir le changement climatique. Mémento des décideurs - Les collectivités territoriales engagées dans la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre, MIES, 2003, disponible sur www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/memento.pdf
  • Contribution des collectivités à l'éducation au développement durable – enjeux, recommandations et retours d’expériences, Comité 21 avec le soutien de Suez, novembre 2007, 112 pages, sur demande ou version téléchargeable.
  • Charte nationale en faveur du développement durable dans les stations de montagne, Association Nationale des Maires des Stations de Montagne en partenariat avec l’ADEME et Mountain Riders, novembre 2007, sur http://www.anmsm.fr/docs/charteenvironnement.pdf
  • Pour découvrir des exemples d’Agenda 21 :
    www.agenda21france.org et www.ecologie.gouv.fr/-Agendas-21-locaux-.html
couverture guide flash pdf
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